Communiqué de presse : Gaz de schiste : une bataille suspendue, mais pas un combat perdu !

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Bordes le 7 octobre 2011 - L’abrogation par le gouvernement de trois permis d’exploration d’hydrocarbures non conventionnels est un véritable coup de Jarnac pour l’industrie pétrolière française.

Le gouvernement a cédé au chantage de quelques milliers de personnes qui ont été habilement manipulées par une poignée d’écologistes, avec José Bové comme figure de proue et Josh Fox, avec son film « Gasland », comme référence technique !

Nous n’avons cessé depuis plusieurs mois de dénoncer l’argumentation des opposants (pollution des nappes phréatiques, dangerosité des produits utilisés pour la fracturation, dégradation des paysages, etc.).

Et pourtant le gouvernement a fait siens ces arguments, sans tenir compte de l’avis et des conclusions  des experts et des commissions  qu’il avait pourtant chargés d’étudier  et d’enquêter sur le sujet.

On est tombé bien bas dans le populisme, la démagogie, l’opportunisme politique ! Comment qualifier autrement ce dont relève une telle décision qui est juridiquement contestable, techniquement infondée et économiquement et socialement suicidaire ?

Pour l’industrie pétrolière française et les emplois  que nous cherchons à défendre, c’est sans conteste une catastrophe, une bataille momentanément  suspendue, mais ce n’est pas un combat perdu pour autant : la Raison et la Vérité l’emporteront.

Comment expliquer d’abord que tous nos voisins européens, qu’ils soient britanniques, suédois, polonais, allemands, espagnols, se soient déjà largement engagés dans l’exploitation de ces nouvelles ressources (sans parler de la Chine, de l’Inde, de l’Amérique du Nord et du Sud, de l’Australie) ? A 78% les polonais, par exemple, se sont prononcés pour l’exploitation du gaz de schiste ; et dire que José Bové est allé chez eux par deux fois pour dissuader leur gouvernement de faire ce choix : il ne s’est pas vanté de la réception qu’il a dû avoir !
De deux choses l’une, ou bien nous sommes vraiment plus intelligents que les autres, ou bien, et c’est notre conviction, nous avons chez nous  les dirigeants  écologistes les plus rétrogrades et beaucoup trop de responsables politiques, de tous bords, démagogues !

Qu’en restera-t-il une fois les élections de 2012 passées ? Il y a fort à parier que le gouvernement d’alors (quel qu’il soit) retrouvera le sens des réalités : les nombreux  contacts que nous avons avec les élus  de toutes tendances  vont dans ce sens ; et pourtant  rien ne doit faire obstacle pour le moment à la pêche aux voix : belle magouille qui a de quoi vous dégoûter à jamais d’aller voter !

Comment, dans le contexte de crise que nous traversons actuellement peut-on  se priver d’une ressource importante qui est là sous nos pieds et qui peut amener beaucoup d’emplois ainsi que des revenus conséquents pour le Trésor Public, sans parler d’une amélioration substantielle de notre balance commerciale ?  Agir autrement serait irresponsable.

Nous sommes consternés, c’est vrai, mais nous restons néanmoins optimistes car nous sommes convaincus que le bon sens prévaudra.

 

Jacques Sallibartant                                                                         Jean-Claude Rémondet

Président                                                                                          Vice-président